PARENTHESE

Tout ceci n'a sûrement aucun sens.
Tout ceci n'a absolument aucun but.
Tout ceci est totalement ridicule.
Mais tout ceci est beau.

Et après tout, c'est la seule chose qui compte. Enfin je crois.
PARENTHESE

# Posté le mercredi 12 mars 2008 15:26

Modifié le lundi 28 juillet 2008 08:50

<| This Is The End |>

P'tain c'est un trop beau titre, ça m'est venu parce que j'suis allée voir la
tombe de Jim Morrison le jour de la Toussaint (elle est surveillée tout
le temps et y a des barricades autour, trop d'la merde vegra)

Ouaiiiis parce que skyrock se met à la tèquetaunique, parce que la blogosphère
pullule d'abrutis lobotomisés, parce que les gens se croient tellement plus
qu'ils ne sont, parce que j'passe trop de temps devant ce con d'écran pour
pas grand chose, parce que j'ai d'autres projets, parce que MERDE.

Je reviendrais ptêtre.
Pas ici en tout cas.
Muahaha.

LOL, comme on dit.

Keep rockin' les d'jeunz =)
<| This Is The End |>

# Posté le lundi 05 novembre 2007 10:42

Modifié le mercredi 21 novembre 2007 13:32

<| Psychotic Reaction |>

<| Psychotic Reaction |>

Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller. [Jack Kerouac]

L'e
nnui est un crime
L'ennui est un crime
L'en
nui est un crime
L'ennui est un crime
L'ennui est un crime

Et cette putain de bordel de semaine à la con qui n'en finit pas, j'veux mon samedi, j'veux mes vacances de Toussaint, j'veux Paris, j'veux vous, j'veux lui, j'veux des heures de glandouille intensive, j'veux des écoutages de musique interminables, j'veux des nouvelles bottes, j'veux dévaliser le disquaire à Biarritz, j'veux un T-shirt Led Zep, j'veux un songbook des Beatles, j'veux voir ma Léa d'amûr qui me manque tellement, j'veux Los Angeles, j'veux profiter de chaque seconde qui passe pour ne rien regretter ensuite

Gniiii névrotique maniaco-obsessionnelle >.<


I
'm SO stupid.

Photo : Duff Mc Kagan (des Guns, bande d'incultes),
o
fficiellement déclaré 2ème bassiste le plus sex au
m
onde depuis 1987. N'est-ce pas Annabêêêêêl :D

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 13:32

Modifié le vendredi 26 octobre 2007 11:50

<| Stoned ? |>

<| Stoned ? |>
(Chronique Autobiographique d'une Dingue Soirée de Juin 2007)


Un jour, Mick Jagger a dit qu'il ne se voyait pas chanter Satisfaction à 40 ans.
Et à 60, alors ?

23 juin, an de grâce 2007 (40ème anniversaire du summer of love et 16ème été de
ma vie), et ILS passent à San Sebastian, dans ce pays tout proche qu'est l'Espagne.
Les Rolling Stones, les Raulingue Stônz, les Pierres qui Roulent, las Rocas Rolandas (uh ? pardonnez mon pitoyable niveau d'espagnol)... mots ô combien merveilleux, échos d'une époque lointaine surmystifiée par ceux qui l'ont vécue ! Dans ma petite cervelle d'ado acnéique en quête d'absolu et de rock'n'roll, ce nom évoque tantôt la grande fiesta des 60's, un film de Godart, une braguette en métal sur un vieux vinyle, un meurtre à Altamont, la langue rouge, le regard malicieux de Brian Jones, la gueule décrépie de Keith Richards ou les sautillements de Mick Jagger. J'sais pas trop depuis combien de temps j'écoute ce foutu groupe, toujours là après tant d'années... j'ai dû l'aimer dès la première note de Paint it Black, en entendant la sublime intro pianistique de Monkey Man, les déchainements vocaux de leur choriste sur Gimme Shelter, la mélodie flûtesque de Ruby Tuesday, le groove de Harlem Shuffle, etc. Ils ont dû me fasciner dès que j'les ai vu sur scène (c'était dans ce film ridicule, Rock'n'Roll Circus, même que sur Sympathy for the Devil, Mick avait l'air d'un dingue épileptique... brrr, a peur), et puis faut pas oublier cette photo, ce magnifique cliché des inséparables M&K, devant une porte surplombée d'une horloge, encadrant un inconnu de dos portant un T-shirt qui disait « when I'll die i'll go to heaven coz I've spent my time in hell ». Traumatisée !

Bref, tout ça pour dire que quand mon frangin se ramène à la maison une matinée d'hiver pour m'annoncer que l'un de mes groupes préférés sera pas loin de chez nous en juin, je l'ai d'abord regardé avec des yeux brillants de fanitude mystique, puis j'ai sauté sur l'ordinateur pour regarder la date (et aussi vérifier que c'était pas une blague sadique rien que pour me faire enrager). Grâce à cet outil magique qu'est Internet, j'ai vite trouvé toutes les infos possibles et imaginables, et c'est là que ça merdouille...
Les prix !
Ils sont, ahem, très salauds. 60 euros minimum, 90 euros de moyenne ! Quand même,
j'me demande où ils mettent tout ce fric. C'est pour entretenir le château français de Sir Mick ?
Financer les cures de désintox du Keith ? Se payer les meilleurs liftings du monde ?
... Oh mon Dieu voilà que j'me met à blasphémer sur mes
idoles, stop, fermons les yeux sur ces tarifs exorbitants.
Après moult discussions et négociations (« maiiiiieuh Papa-euhhhh c'est la chance de ma vie-euhhh, tu te rend pas compte, j'suis fichue si je rate ça ! », le tout dit d'un ton dramatico-larmoyant, l'air désespéré comme si c'était une question de vie ou de mort), mes parents compatissants acceptent de me payer le billet, m'autorisent à inviter des potes tout en restant accompagnée de mon géniteur et – gros hic – m'obligent à aller dans les gradins... ça coûte plus cher, on voit moins bien, mais ils ont sûrement peur que j'me fasse piétiner par une horde de fans cinquantenaires hystériques (hypothèse hautement improbable qui devient tout à fait plausible dans leur esprits de parents). En attendant, une fois les billets en main, j'en bave d'impatience, l'envie me prend de les bouffer (surtout, ne pas céder ce genre de pulsions stupides), et chaque jour ils me chuchotent que le jour J approche. Pendant cette attente (interminable bien sûr), Beggar's Banquet tourne en boucle sur ma platine, le i-Pod vomit des riffs incandescents à longueur de soirées, et je me vante d'aller voir ces rescapés du rock en concert... habitant au pays basque, où règne un extraordinaire pourcentage d'incultes au kilomètre carré, les réponses sont souvent du type : « ahhh... », signifiant « mais de quoi elle parle ? ». Ca fout à l'eau mon plan diabolique consistant à faire crever de jalousie tous les gens que je croise, grrrr.

Donc enfin nous y voilà, cette sublime journée du 23 juin 2007, et nous nous dirigeâmes d'un pas altier et primesautier vers ce divin stade de San Sebastian après avoir bouffé des tapas dégueulasses dans un bar bondé qui pue le graillou. Première impression : c'est... grand !
La première partie est déjà commencée depuis longtemps, elle est vraiment merdique (pour surtout pas voler la vedette à nos vieux Stones adorés ? Ou pour promouvoir les groupes espagnols, les pires du monde ?), leur musique insipide sert juste de fond sonore le temps de trouver les places et se balader entre les chiottes et le stand de boissons. Je regarde la fosse se remplir avec des yeux pleins d'envie (pour se consoler il suffit de regarder les spectateurs assis tout en haut sur les côtés, ils vont rien y voir, gniark gniark). Les roadies commencent à s'agiter sur scène, pour préparer l'arrivée de ceux qu'on attend depuis des mois. Le temps passe (trop lentement, la psychose me guette), et paf tout s'éteint, 35000 gus retiennent leur souffle, et TANANA ! (cette magnifique onomatopée est censée reproduire le riff de Start Me Up, avis aux nazes), lumières, explosions, écran géant ! Jumelles vissées aux yeux, j'aperçois le serial-riffeur-en-chef au visage ravagé, ce Keith qui arbore une moustache qui atteint des sommets de ringarditude, mais qui a tellement le staïle ! Suivi de près par Jagger, divin en chemise rouge-veste noire (il a dû consulter un coach en fashion après ses affres vestimentaires des 25 dernières années), le Richards sourit à pleines (fausses) dents. Mais déjà on entend le piano de Ruby Tuesday, le fantôme de Brian Jones passe... ils devraient reprendre plus de singles pop comme celui-là. Notre guitariste fétiche a l'air de planer dans des lymbes stratosphériques, tandis que son âme damnée Ron Wood le surveille avec des regards en coin. D'ailleurs c'est à son tour de chanter sur You Got The Silver, qu'il massacre allègrement avec une voix traînante et hagarde. Après un autre titre acoustique (oublié le nom), les Stones rendent hommage à James Brown récemment décédé avec une reprise de I'll Go Crazy, version maxi-rallongée avec solos de saxos, cuivres, ch½urs, et tout le tralala. Présentation des musicos, ovations, élégante courbette de Keith, geste de la main pour Ron, modeste hochement de tête pour Charlie. Mick ayant daigné apprendre quelques mots d'espagnol, il salue les autochtones (« es la primera vez que pasamos aqui ! » - auquel un spectateur répondra « es la ultima también ! », ah l'humour spanish...), et accueille même gentiment les français qui sont là (tu parles qu'on est les bienvenus, vu le prix des places, ahem). Après cette parenthèse résonne cette hymne ultime, I know, it's only rock'n'roll but I like it (yeah I like it, sussuré par un Mick bondissant d'un bout à l'autre de la scène tel le Monkey Man de Sticky Fingers). J'attrape les jumelles (obligée de les partager avec mes congénères, ça tournerait presque au pugilat), pour constater que notre cher Keith galère à mort pour aligner trois notes... cramponné à sa Telecaster comme à une bouée de sauvetage, grattant ses cordes et nous pondant difficilement un solo « improvisé » heureusement sauvé par Ron Wood... ça craint ! Je l'aime pas trop celui-là, avec son profil de hibou décharné, mais faut admettre qu'il est passé maître dans l'art du rattrapage-des-gaffes-de-Keith (sûrement le résultat de longues années de pratique). Mais bref, je suis déjà sortie de mes passionantes réflexions par un cri suraigu de vieille fan derrière moi : perchés sur une mini-scène autour de leur imperturbable batteur, le groupe s'avance au milieu de la foule (jalousiiiiiiekgsdkvbsjdbr, je hais définitivement les gradins !) et entament Let's Spend The Night Together. Chanson merveilleuse, même si les paroles font tache, sortant de la bouche d'un Mick soixantenaire (ne me dites pas qu'il se tape encore des groupies ??). Après un break un peu longuet, un suspense insoutenable s'installe, et Keith, apparemment sorti de son état comateux, décoche ces quelques notes qui font hurler des stades entiers... Satisfaction, chanté de façon totalement jouissive par un Jagger surexcité qui harangue le public, et I can't get no, no no no, hey hey hey ! C'est là qu'on se rend compte qu'on peut toujours fantasmer sur lui (quand on le voit de loin comme ici présent bien sûr), parce qu'il a tellement la classe sur scène, un si beau déhanché, un tel sex-appeal, c'est presque choquant, huhu.
Après Get Off Of My Cloud et Honky Tonk Woman, Brown Sugar déboule, un énième hit pour gaver les fans jusqu'à plus soif (ça fait trois quarts d'heure qu'on s'est levé et qu'on se dandine en baragouinant les paroles, je plains ceux qui étaient derrière nous). Déjà la scène miniature repart au loin sous les hurlements de déception, ces derniers se transformant vite en cris fanatiques à la vue d'une énorme déflagration au-dessus de l'écran géant central, feux de l'enfer annonçant l'arrivée du diable en personne, Mick en longue cape rouge, arpentant son domaine avec une majesté satanique. Sympathy for the Devil, litanie hantée, son wou-wou entêtant et rythmes primitifs ! L'éclate pure, on a du chanter cette chanson des centaines de fois dans la semaine qui suivait. On a à peine le temps de se remettre de ces 10 minutes orgasmiques que notre Keith international balance l'intro de Paint it Black (... il est naze, ok, mais il reste the king of the intro-qui-tue), pendant qu'une langue rouge géante se déplie au-dessus d'eux. Rythme binaire, son primaire, paroles dégoulinantes de peinture noire (ha ha) crachées par un Jagger plus agité que jamais, un peu plus et il ferait le grand saut dans le public (qui l'étriperait aussitôt par excès de fanitude), mais il se contente juste de courir comme un dératé le long d'une plate-forme s'avançant dans la foule (au fait, il porte maintenant une divine chemise turquoise, c'est fou comme il est bien foutu pour son âge, ça devient rare chez les rescapés des 60's... cf David Gilmour et consorts).
Pour le rappel, Richards doit être fatigué et pressé de se tirer, parce que Jumpin' Jack Flash est carrément bâclé. C'est brouillon, soupeux, beuâârk on frôle l'indigestion, mais comme on reste toujours les yeux fixés sur ce grand guignol de Mick, ça rattrape la nullité de sa prestation guitaristique (les solos à minuit et demi, ça lui réussit pas !). Méga-ovation, salut général de tout le groupe, une langue sur l'écran, et voilà c'est fini. Définitivement over. On sort de là vidés, des étoiles pleins les mirettes, peut-être un peu déçus de pas avoir eu Angie ou Miss You...

Que conclure ?

Les Stones sont sûrement excessifs. Trop de public dans un trop grand endroit, trop cher, trop vieux, trop de chansons trop connues. Mais ils sont vraiment TROP forts, bordel ! C'était mieux avant et gnagnagna, mais en attendant on est bien contents de les avoir vus. Alors on leur pardonne tout !

# Posté le vendredi 12 octobre 2007 15:01

Modifié le vendredi 19 octobre 2007 14:05

<| 2000 Light-Years From Home |>

Hé hé t'sais pas quoi ?

Ben en fait alors voilà le 28 novembre à Bordeaux ben
y a Scorpions qui passe en concert et donc voilà quoi.

Et t'sais quoi t'sais quoi ??

Bah j'y serais =D

MUAHAHAHAAAAA
<| 2000 Light-Years From Home |>

# Posté le jeudi 11 octobre 2007 13:38

Modifié le jeudi 11 octobre 2007 15:03